Comment choisir sa plateforme agréée (ex-PDP)
Le choix de votre plateforme agréée est « totalement libre » : vous pouvez en retenir une ou plusieurs, et même des plateformes différentes pour l'émission, la réception et l'e-reporting. La seule contrainte ferme est le calendrier — il faut en avoir choisi une avant le 1er septembre 2026, au moins pour la réception. La liste officielle des plateformes immatriculées par la DGFiP est publiée et mise à jour sur impots.gouv.fr.
Une liberté de choix plus large qu'on ne le croit
La plateforme agréée — anciennement « plateforme de dématérialisation partenaire » (PDP) — est un opérateur immatriculé par l'administration fiscale, seul habilité à transmettre les factures et les données. Rien ne vous impose un prestataire plutôt qu'un autre, ni d'ailleurs un prestataire unique : émission, réception et e-reporting peuvent être confiés à des plateformes distinctes si cela colle mieux à votre organisation.
Cette souplesse a un revers : c'est à vous de comparer les offres. Pour partir d'une base fiable, consultez la liste officielle sur impots.gouv.fr — elle est mise à jour par la DGFiP et fait foi sur qui est réellement immatriculé.
Plateforme agréée ou « solution compatible » : ne confondez pas
Plateforme agréée
Immatriculée par la DGFiP, elle transmet elle-même vos factures et vos données à leurs destinataires et à l'administration. C'est le passage obligé du dispositif.
Solution compatible (ex-OD)
Selon la FAQ officielle, un outil qui « met à disposition des fonctionnalités compatibles avec les attendus de la réforme et [est] connecté à au moins une plateforme agréée » — deux conditions cumulatives. Elle ne transmet pas elle-même : elle s'appuie sur une plateforme agréée.
Les questions à poser avant de signer
Nous ne recommandons aucune plateforme : le marché évolue vite et seule la liste officielle fait foi. En revanche, ces questions de bon sens vous éviteront la plupart des mauvaises surprises.
- Couvre-t-elle les trois flux dont vous avez besoin : émission, réception et e-reporting — ou seulement une partie ?
- Quels formats du socle (Factur-X, UBL, CII) accepte-t-elle en entrée et en sortie ?
- Comment se connecte-t-elle aux outils que vous utilisez déjà pour créer vos devis et factures ?
- Comment suivrez-vous le cycle de vie de vos factures — statuts, refus éventuel d’une facture reçue ?
- Quel est le mode de tarification, et que couvre-t-il exactement (volume de factures, utilisateurs, options) ?
- Que se passe-t-il si vous souhaitez changer de plateforme plus tard : comment récupérez-vous vos données ?
Que risquez-vous si vous ne choisissez pas ?
La loi de finances pour 2026 a créé une amende dédiée : l'administration adresse d'abord une mise en demeure avec un délai de trois mois ; sans régularisation, l'amende est de 500 €, puis de 1 000 €, renouvelable tous les trois mois. Le détail des montants et de la clause de clémence est sur notre page sanctions de la facturation électronique.
Questions fréquentes
Faut-il une seule plateforme pour tout ?
Non. La FAQ officielle précise que « le choix de la plateforme est totalement libre ; une entreprise peut choisir une ou plusieurs plateforme(s) agréée(s) ». Vous pouvez même retenir des plateformes différentes pour l'émission, la réception et l'e-reporting.
Pour quand faut-il avoir choisi ?
Avant le 1er septembre 2026 au moins pour la réception : à cette date, toutes les entreprises doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques via une plateforme agréée. Pour l'émission, votre échéance dépend de votre taille : 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et ETI, au plus tard le 1er septembre 2027 pour les micro, petites et moyennes entreprises.
Le portail public de facturation (PPF) peut-il me servir de plateforme ?
Non. Depuis l'annonce du 16 octobre 2024, formalisée par la loi de finances pour 2025, le portail public n'assure ni l'émission ni la réception des factures : il est recentré sur la fonction d'annuaire, permettant le routage des factures, et sur celle de concentrateur des données vers l'administration. Le passage par une plateforme agréée immatriculée par la DGFiP est donc incontournable.
Pour aller plus loin
- La liste des plateformes agrééesOù trouver la liste officielle, statuts, grille de comparaison.
- Le guide complet de la réformeLe cadre général avant de comparer les plateformes.
- Sanctions et amendesDont l’amende de 500 € à 1 000 € faute de plateforme choisie.
- Simulateur d’échéancesRéception, émission, e-reporting : vos dates selon votre profil.
- L’e-reporting expliquéLe troisième flux que votre plateforme devra peut-être gérer.
Ecrivia, le complément de la plateforme que vous choisirez
Ecrivia n'est pas une plateforme agréée et ne prétend pas l'être : c'est un outil de création de devis et de factures, avec les mentions et la structure attendues (export Factur-X). La transmission passera par la plateforme agréée de votre choix.